Chroniques sociales

Chroniques sociales, c´est un grand mot… On racontera simplement ce qu´on observe, parfois peut-être ce qu´on comprend de la société des pays que l´on traverse. Le Pérou

  • les grandes villes

250 000 personnes s´installent à Lima chaque année. De nouveaux arrivants qui, pour beaucoup, fuient la misère des campagnes. On les retrouve vendeurs ambulants dans certains quartiers à vivre de la débrouille: vendeur de chicha (boisson très populaire à base de maïs), de jus d´oranges pressées, de cacahuètes, de glaces (notamment en ce moment de murcianos: des Mr freeze maison à la mangue, maracuya, …) de cintres, etc, etc … On retrouve ce qu´on a vu, à une plus ou moins grande échelle, dans l´ensemble des grandes villes d´Amérique du sud. A chaque coin de rue, on peut boire un jus d´oranges pressées, croquer dans de délicieux fruits en morceaux, manger une petite spécialité, se faire cirer les pompes (totalement inutile pour les touristes en tong que nous sommes). Bref, une grande diversité qui témoigne que le système D est bien en place au Pérou. Ces gens-là n´entrent pas dans les chics quartiers résidentiels où se concentre la grande bourgeoisie péruvienne. A Lima, par exemple, dans les quartiers de Miraflores et Barranco se dressent d´hideux édifices sécurisés; mis à part dans les coins touristiques de ces barrios, on ne croise pas âme qui vive, la trépidante vie populaire n´y a pas sa place. La classe moyenne, telle qu´on l´entend en Europe n´existe pas ici. Il y a quelques très riches qui vivent en ville et souvent possèdent une luxueuse maison de vacances, au bord de la mer. Une caste à proprement parler dont la vie quotidienne est bien plus proche de la nôtre (sans les excès) que de la grande majorité des péruviens. Et, à part une très petite classe moyenne, le reste de la population est constitué de pauvres et de très pauvres (certains vivent avec quelques soles par jour, moins de 5 euros). Mais ces gens la parviennent a vivre tout de meme, la solidarite existe encore ici. La vraie. Pas celle, bien ordonnée, qui se demande si l´autre mérite de l´aide.

  • Les mines
La ville de Cajamarca, dans le Cordillere nord possede un sous sol riche en or. La mine de Yanacocha tenue par une compagmie americaine of course, est la deuxieme plus grande du monde. Cette mine a ete en 2002 la cause d une grande pollution au mercure, un contaminant toxique hautement reglemente dans la plupart des pays. Loin d etre échaudée par cette catastrophe, la compagnie Newmoint envisage d’investir 5 milliards de $ dans une autre mine a quelques kilometres de la premiere. Le fait qu il faille pour cela sacrifier 4 lacs réservoirs d eau dans cette region qui s approvisionne deja difficilement en eau ne semble pas non plus constituer un obstacle a leur projet. heureusement la population de Cajamarca ne compte pas laisser saccager la Pachamama, la tette nourriciere, de la sorte. En 2012, les paysans ont manifeste en marchant de Cajamarca a Lima, 808 km. Le president Ollanta a donc fait machine arriere, le propjet est pour le moment suspendu. Une belle victoire, quoique provisoire.
Cajamarca est une ville productrice de produits laitiers, fromage et yaourt a boire notamment. Traduction. DE L'EAU ET DU FROMAGE OUI, DE L'OR NON. Nous voulons de l'eau propre et écologique pour produire bien. Et nous ne voulons pas d'argent sale qui vient de la dégradation de la nature.

Cajamarca est une ville productrice de produits laitiers, fromage et yaourt a boire notamment.
Traduction. DE L’EAU ET DU FROMAGE OUI, DE L’OR NON. Nous voulons de l’eau propre et écologique pour produire bien. Et nous ne voulons pas d’argent sale qui vient de la dégradation de la nature.

Cette situation, oú des locaux doivent se battre contre des géants capitalistes pour sauvegarder leur terre, nous l avons rencontrée a de multiples reprises en Amerique du sud. Au Chili, notamment. La Barrick Gold, société canadienne, leader en exploitation aurifere est tres presente en Amerique du sud. par exemple, le projet dans la Vallée del Alto nécessitait de sacrifier un glacier. Michelle Bachelet, la présidente chilienne a estimé que c’était un peu fort de café et a demandé un nouveau projet avec des garanties environnementales. Barrick a présenté un second projet qui escomptait donc, tout simplement, déplacer le fameux glacier!  Dans chaque région oú une mine est exploitée, la pollution de la terre et de l’eau contraint les paysans a quitter leur terre pour s’installer ailleurs. Les compagnies ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les habitants dans leur poche, propagande, wifi gratuit dans les villages recules …

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